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Motte féodale et village au Moyen-Age

mis à jour en mars 2016

La châtellenie de Courbeveille avait comme centre « la motte et l’emplacement du chastel ancien avec des douves d’environ, contenant un journal de terre ou environ », lit-on dans l’aveu de 1444.

S’il exista un château-fort, ce qui n’est pas probable, il n’en reste plus traces.

La motte, sur laquelle on voit encore les souches de deux énormes chênes, est conservée aussi bien que les douves circulaires qui donnent au bourg un vieil air de féodalité.

Le domaine comprenait les deux métairies des Genetais, celle de la Dasserie. Deux étangs, 40 journaux de bois, garennes et les moulins de Coudoie et de Taraquin.

La féodalité était considérable. L’historien de la maison de Quatrebarbes dit que les seigneurs du nom de Couesmes, premiers seigneurs de Courbeveille, auraient échangé cette terre pour le domaine de Bourgon avec le baron de Laval. Guy VII reconnaît en 1269 des droits sur la terre de Courbeveille à sa fille Yolent. Guy VIII la donne aux enfants issus de son second mariage avec Jeanne de Beaumont, 1292, et André de Laval, aîné de ces puînés, marié à Eustache de Beauçay- morts l’un après 1335, l’autre après 1355- en jouit et la transmet à Jean, son fils. Celui-ci n’eut d’Isabelle de Tinténiac, qu’une fille, nommée Jeanne, qui rapporta à la maison de Laval, par son mariage avec Guy XII, Courbeveille et les autres domaines entrés dans sa branche. Anne de Laval, veuve de Guy XIII, laissa Courbeveille à André de Laval, maréchal de Lohéac, son fils puîné mort en 1486, auquel succéda Louis de Laval, troisième fils d’Anne de Laval, mort lui-même en 1489. Après lui, la châtellenie réunie définitivement au comté de Laval, n’en a plus été distraite.

Une grande et curieuse maison du XVIème fut bâtie pour le châtelain, c’est-à-dire pour le fermier de la châtellenie, et prit le nom de Château de Courbeveille, ou de maison de la Montagne.

Extraits du Dictionnaire de La Mayenne de l’abbé Angot